Jour de congé
Einen schönen Tag mit den Kindern verbringen, in die Stadt fahren, Autobus, Zug, einen aufregenden Springbrunnen beobachten -das reine Glück, auch für die Mutter.
Doch kaum geht's ins Stoffgeschäft, beginnt die Hölle (haha -da ist es ja sowieso immer so heiss). Geschrei, Geschrei, Geschrei -ohne Ende-, böse Blicke der anwesenden alten älteren "Damen", die das o mein Gott nicht aushalten, kann denn diese Mutter nicht etwas dagegen tun, diese Kinder, ach das gibt's doch nicht!?
Rausgezischt wird's.
Geschimpft. Aber auch anerkannt, dass bald Siestazeit ist.
Nach-Hause-Fahren, Ins-Bett-Legen.
Und keiner schläft.
Klar.
**
Bon alors vous savez quoi ? Aujourd'hui était pour moi jour de congé. Oui un jeudi au lieu du lundi, et les 2 enfants à la maison, parce que c'est une longue histoire.
(oké pour les curieux, la garderie du Dindonneau fermait cette semaine (et un bout de la semaine dernière), donc on a arrangé la baby sitteuse, ça nous coûte un bras quasi 1 mois de garderie pour les 2 mômes mais on fait avec, et comme déjà on s'arrache la peau du kü, autant que ce soit pour qu'elle s'occupe des 2 enfants, i.e. qu'aucun de nous pôv's parents n'ait de trajet garderie à faire pendant 1 semaine, ouah les vacances. Sauf qu'elle pouvait pas aujourd'hui jeudi. D'où décalage de jour de congé hebdomadaire.)
Brèfle.
Il fait super beau, la météo qui a eu peur d'être montée à 11 degrés mardi et était redescendue direct à -10 hier, s'est remise du côté de +5, donc on tombe les bottes fourrées, et hop on va s'amuser. Enfin, pour être plus précise : on va *en ville*.
Comme c'est chic. En "ötöbüs" et en "krain", et on est super vachement excités comme des puces parce que quand même là c'est trop la folie, on se promène dans la rue sans poussette, on est *grands*, qu'est-ce qu'on s'amuse. On compte les camions, les bus, les poussettes, on regarde dans la rue, on fait attention aux lumières rouges, on dit pardon à la dame, bonjour au monsieur, et on plisse les yeux de soleil, la main dans celle de maman.
(j'ai l'air sarcastique là ? non mais parce que c'était vraiment bien. Au début en tout cas.)
Ça se voit qu'il ne le fait jamais lui, tiens... les voies de bus réservées, c'est pour quand ???
On arrive au centre-ville, on sort du "krain", on danse devant un monsieur qui joue de la "balalalalalalaka" dans le couloir du métro (et même on va lui donner une pièce tiens, et il est tout ému), on s'achète un sandouiche et on va le manger au bord de la fontaine qui fait pipi très très très haut 'ega'd mamôn, c'est KRÔÔÔ là-haut !
Le bonheur.
Mais c'est alors... que maman est prise de l'idée saugrenue d'aller faire un tour dans le magasin de tissus qu'elle a -enfin après moult périgrinations et demandes diverses- fini par trouver. Saugrenue oui. Surtout que ya des ballons partout, pour décorer genre, mais qu'on peut pas les toucher. Et puis il y fait chaud (c'est quoi le plan là ? pourquoi il fait toujours cinquante-douze-mille degrés dans les boutiques de tissus ??), et puis on s'y ennuie, on a pas le droit de grimper sur les présentoirs ni de déchirer les livres de patrons. Pffff.
Hurlage. Hurlage. Hurlage.
Je "toffe" un peu, en me disant que ça va passer, pour le moment ya que Poussinette qui fait la sirène, et c'est juste une ptite crise de rien du tout, dans 5 minutes il n'y paraîtra plus et ils bâtifoleront entre les rayons et joueront à chat derrière les rouleaux de taffetas
Mais ça ne passe pas. Cajôleries, menaces, ignorance, rien n'y fait, elle hurle. Et j'entends les mémères québécoises* autour qui commencent à s'impatienter, il y a du "ffffff" dans l'air et des regards courroucés, que si elles pouvaient lancer des couteaux avec je serais en traumato à l'heure qu'il est. Du coup hop, je prends mes 3 références, la petite sous le bras, les manteaux dans l'autre, et je vais à la sortie, tête baissée, accompagnée d'un Dindonneau qui pour donner le change s'est mis à hurler lui aussi, et des regards réprobateurs de tout le petit monde qui se trouve là.
Dehors ça ne s'arrête pas, il faut qu'on passe devant un immense trou de chantier de construction pour qu'au moins l'UN des deux stoppe son char. (l'autre, oublie ça, elle est partie, plus rien ne la retient.)
On re-prend le bus, dans lequel la petite s'endort.On sort du bus.
On monte dans le deuxième, la petite est toujours endormie, elle pèse 15 ânes morts et le grand se tient à ma poche de manteau.
C'est packed, et j'ai les 2 sur les genoux (dont une endormie) parce que 2 jeunes n'estiment pas utile de se lever quand entre un homme à béquilles, du coup c'est le Dindonneau qui cède son siège.
On sort du deuxième bus.
On rentre à la maison, pipi têlêtt, et couchés pour une titsieste.
Histoire qu'au moins ils l'aient eue.
Tu parles Charles. C'est qui que j'entends faire l'éléphant, chanter des chansons, renverser les caisses de lego, lancer les peluches depuis 1h ?
(La morale de cette histoire, c'est qu'il ne faut jamais aller dans ce genre de boutiques avec les enfants. Et la conséquence, c'est que je vais y passer mon lundi prochain ENTIER, ça vous pouvez me croire.)
* il y a une constante chez la Québécoise de plus de 50 ans : les enfants, moins elle en voit, mieux elle se porte. Et leurs mères sont forcément des idiotes qui polluent leur environnement sonore, olfactif, visuel et de confort, et auraient mieux fait de ne pas avoir d'enfants au départ. (et c'est valable aussi pour LE Québécois de plus de 50 ans et la nature)
Et moi qui me jette dans la gueule du loup (autre nom de la boutique de couture lambda, quartier général de la mémère frustrée) avec DEUX enfants...
10 caquetages:
la vache, je savais l'allemand plus concis et efficace que le français pour transmettre des informations mais là, c'est impressionnant la différence de nombre de mots entre la partie allemande et la traduction française ;-)
(curieusement ici c'est le contraire les vieilles dames voulaient absolument bisouiller et caresser mes enfants quand ils étaient plus petits)
huhu, tirui, tu ferais bien de remettre des auréoles à tes smileys =^^=
(la vérité c'est que je me lâche moins en allemand, rapport que ya ma grand-mère qui corrige les fautes par mail ensuite, huhu)
En cas de grabuge, je chante jusqu'a ce que le bebe m'accompagne, et apres je vocalise et je gagate avec lui : quand les rombieres craquent et me regardent exasperees je dis " Il est mignon hein?"
hinhinhin revanche. Ceci dit je n'ai pas besoin de faire ca au magasin de tissus ou le vendeur est gentil avec mon fils ...De toutes les facons fils de sa mere il aime les motifs ( pour le moment)
Non je fais ca au parc, ou les rombieres telephonent pendant que leurs enfants muets et abrutis jouent vaguement. *soupir*
Huhu quand ta fille choisira quelquechose en magasin la prochaine fois, fait lui une crise pour voir sa tete...Non je blague.
super description de tout ton périple - on s'y croirait ! et ça me fait penser à notre sortie "commune" dans le même genre de magasin, où elle dormait dans la poussette, mais lui, hurlement pendant certainement 20 minutes, malgré la balade de divertissement. c'était lors de la première neige cet hiver...
arrête, tu m'épuise
trop fort!en allemand c'est tres court...mais tu te rattrapes en français!!!j'ai bien ri...toi moins...
sur la photo de rue, on dirait qu'il n'y a vraiment plus du tout de neige chez vous ! elle se cache où ?
Mais elle est mignonne comme tout, cette petite. Quand elle dort.
Les courses avec les enfants, j'évite autant que possible. La semaine prochaine, je teste le TGV (j'espère qu'on ne nous a pas casé en "voiture silence", quand même).
@ bismarck, oui c'est son signe distinctif : elle est adorable le matin (= on ne l'a plus vue des 12 dernières heures) ou quand elle dort (= on ne doit pas supporter sa mauvaise humeur) :)
@ roïn-k, dans notre jardin je crois bien... =^^=
@ cigogne, a posteriori (dans quelques mois/années) je rirai bien moi aussi...
@ zizule, un ptit baby sitting ? ;)
@ roïn-k, ah oui tiens, je l'avais presque oublié celui-là... (et ça me fait penser qu'il faut que j'y retourne pour commander une autre longueur de rideaux)
@ del, tu as raison tiens, c'est ce que j'aurais du faire - ne pas se laisser démonter... :)
ah mais au contraire, retournes-y avec tes deux enfants, ça nous fera d'autant plus de comptes-rendus marrants hahahaha...
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