Donc cette année (contrairement à 2008 et 2007), pas de Dodinette sur le parcours. Plusieurs raisons en fait :
- les enfants sont rendus trop grands pour les sièges bébé
- leur père voulait courir
- j'avais pas super envie de tirer le bogey toute seule avec les 2 dedans (sans parler de la surcharge de poids, la paire de roues neuves n'aurait pas supporté)
- je pouvais pas raisonnablement penser, avec les 2-3 descentes de la mort qui tchuent, faire circuler le fistong sur son vélo devant moi, aussi prudent et doué soit-il sur terrain plat, tout en tractant un bogey avec princesse au petit pois dedans, et au milieu de 8ooo autres roues minimum. Non non, je suis quand même pas atteinte à ce point-là.
Bref, on l'afait le marathon, mais
sur le bord du parcours, et musical. Enfin euh.
Oui, musical, bruyant quoi. Parce que pour l'avoir fait dans le passé, je sais d'expérience que les encouragements, ça vous donne des ailes.
Surtout s'ils sont rythmés.
Et surtout s'ils sont placés genre vers la fin du parcours, là où les coureurs ne les attendent plus, et pourtant là où ils en ont le plus besoin.
Comme le parcours a le bon goût de passer juste devant notre porte, bah on a sorti chaises, les casseroles et les caisses en plastique, clochette et maracas, et
on a fait du bruit. Du rythme. Pendant 4h. Non stop. (oui je suis tenace des fois) (24h après j'ai pu mal au bras mais j'ai une marque rouge sur la main droite)
Les enfants étaient super excités de voir leur père courir avec tout plein d'autre monde,
regaaaaaarde mamaaaaaaan papaélàààààààààà !!!! regarde je lui tape dans la main, vazy papa, tape ! ouais ! bravoooo !!Les coureurs étaient super attendris par ces 2 énergiques petits bipèdes (fallait voir la Poussinette sauter et se déhancher comme une furieuse), et combien de regards reconnaissants ou pouces levés, et même des applaudissements, avons-nous récolté avec notre barouf d'encouragements...
Le tableau précédent, mignon tout plein, vous fait donc mesurer l'absurdité de cette petite dadame en fauteuil électrique (on la voit régulièrement,elle sillonne le quartier à toute berzingue sur les trottoirs en faisant la gueule, et quand t'es piéton tu es prié de te tasser merci bien) qui arrive à un moment et s'arrête à notre hauteur :
- On vous entend à 1 mile de loin médême !
- Ban oui hein, c'est le but, faut les encourager les courageux sport..
- BEN C'EST DON' BEN PLATE !! me coupe-t-elle, avant de mettre son levier de vitesses à "fuir à toutes
jambes roues"
Elle s'arrête un peu plus loin, où une de nos voisines de ruelle (elle vaut
son pesant de cacahuètes celle-là aussi tiens) sort justement de chez elle visiblement dérangée, et lui fait donc un public tout acquis. Je les vois gesticuler, me montrer du doigt, se retourner pour montrer la police qui encadre à quelques mètres de là, parler fort etc.
Puis elle remet son fauteuil à la course vers moi pour venir me cracher
- MÉDÊME, VOUS DÉRANGEZ TOUTTE LE QUARTIER, ALORS ÉTONNEZ-VOUS PAS ON VA APPELER LA POLICE PIS VOUS AUREZ UN TICKETTE !
- Ah bon, mais c'est une fête, ce sont des gens qui ont besoin d'être encourag...
- VOUS ÊTES LA SEULE DANS TOUTE LA VILLE À FAIRE ÇA, VOUS DEVRIEZ AVOIR HONTE ! (si !)
- Si vous alliez vous promener sur les 42 km que constitue le parcours vous verriez que je suis loin d'être la seule. (elle avait déjà tourné les
talons roulettes pour s'enfuir à toute vitesse en faisant la gueule)
Ah c'est sûr que des freins moteurs de poids-lourd en plein quartier résidentiel, ou des bruits de souffleuses ou autres, elles diront rien, voyons c'est des moteurs on peut pas leur reprocher de faire du bruit. On s'entend plus mais c'est pô grave.
Par contre, une folle qui tape sur sa caisse en laissant courir ses enfants au milieu de la rue quand celle-ci est bloquée et accueille une grande fête vivante et joyeuse, là, ya de quoi gueuler hein. Damned, on peut même plus passer 4h tranquille 1 dimanche matin dans l'année.